vendredi 22 mai 2009

opidπrζg

à Anne

Mon reportage sur la Pierre a suscité une telle incrédulité que je suis retourné sur les lieux avec un rectangle de tissu de 55x89 cm, taillé par Anne. De fait, devant la perfection des angles révélée grâce à cette pièce étendue sur la Pierre, je dois avouer avoir aussi le plus grand mal à soutenir qu'il puisse s'agir d'un caprice de la nature, mais de toute façon il y a là un prodige manifeste.
Si la pierre a été taillée, il faut alors admettre qu'il y a eu dans un siècle passé, un autre millénaire peut-on même avancer sans grand risque, un artisan séduit par le rectangle d'or, en en étant conscient ou non, au point de consacrer au bas mot plusieurs heures à cette taille.
Car je m'y suis frotté un brin, sur un roc voisin, avec un marteau et un burin dont je m'étais également muni, et cette pierre n'a pas l'air facile à travailler. Son attaque laisse des marques blanchâtres, qui disparaissent peut-être à la longue, mais il n'y en a pas sur la Pierre, et pas non plus de débris à proximité, ainsi qu'on en attendrait sur un chantier de taille.
Sans être éloigné de tout, l'endroit est néanmoins d'un accès malaisé, et il ne manque pas de pierres de tous gabarits à proximité de voies carrossables, ce qui permet de supposer que l'éventuel artisan a oeuvré pour l'unique amour de l'art.

L'âge de la Pierre n'est pas la seule question. J'ai aussi demandé à Anne un carré de 89 cm de côté, afin de voir ce qui se passait pour l'autre dalle repérée il y a deux jours, à une trentaine de mètres de la Pierre, dont j'avais évalué les dimensions à 89x144 cm. Grossièrement, car cette pierre, bien moins régulière, n'est évidemment pas taillée, et pourtant le rectangle doré obtenu en juxtaposant les deux pièces la recouvre assez bien.
Ainsi il y a, à peu de distance l'une de l'autre, une dalle (de 20 à 30 cm d'épaisseur) proche d'un rectangle d'or 89x144, et une pierre (de 60 cm d'épaisseur environ, partiellement enfouie) offrant une face parfaitement plane et très proche du rectangle d'or 55x89 cm.
A quelques centaines de mètres il y a encore cette dalle, grossièrement plane et grossièrement rectangulaire, dont les dimensions sont proches de 110x178 cm, soit les doubles des nombres de Fibonacci 55 et 89.
Ceci bien sûr ne prouve rien, et je ne remarque probablement ces dalles que parce que j'ai acquis une certaine perception de la proportion dorée, mais il me semble devoir mentionner que les diverses caractéristiques de la Pierre, planéité, angle droit, rapport d'or, sont présentes aux alentours, séparément, pour des pierres manifestement non taillées.

Si j'avais opté d'emblée pour l'hypothèse du complet hasard, c'est qu'il me semblait plus confortable de circonscrire la bizarrerie à un seul événement, ma découverte d'une pierre dorée à l'une des deux sections d'or de l'année. Sinon, il faut admettre que ma commune (ou mon canton puisque l'autre rive de l'Asse dépend de la commune de Beynes) ait connu avant moi un autre fondu du nombre d'or.
Ce n'est pas ma première découverte dorée dans le 04. J'ai déjà évoqué sur ce blog la découverte de la maison Nombre d'or le 26 novembre 2002, et celle des panneaux dorés de Quinson le 18 mai 2008. Entre temps il y avait eu l'édifice aux deux arbres, le 18 février 2005.

Et puis je vis dans la région du Verdon (le massif montagneux où est la Pierre s'étend jusqu'au Verdon), qui a donné lieu à l'affaire Weysen, mythomane ou opportuniste qui a prétendu avoir décelé dans les paysages de la région les vestiges secrets de plusieurs civilisations disparues. Certains l'ont hélas cru (voir ici), jusqu'à l'autoriser à massacrer de magnifiques sites pour trouver le Graal ou autres fariboles.
Ci-contre un autre lieu à quelques centaines de mètres de la Pierre, où on pourrait se croire dans un cimetière à l'abandon.

Ce 22 mai, en rentrant de ma balade d'où je suis revenu avec de forts doutes sur ma première appréciation de la Pierre, j'ai reçu un message annonçant la parution officielle d'un recueil de nouvelles auquel j'ai participé, Rêves de Razès.
Je n'avais plus à l'esprit que, dans ma nouvelle écrite il y a plus de deux ans, j'imaginais la fameuse stèle de la marquise de Blanchefort, au coeur des énigmes de Rennes-le-Château, avoir été taillée en un parfait rectangle d'or.
Il n'y a rien d'étonnant, dira-t-on, à ce qu'un fondu du nombre d'or l'ait intégré à ses délires. Certes, mais je n'écris que peu de fictions, et n'en ai écrite aucune depuis cette nouvelle qui sera ma première fiction "dorée" publiée sur papier.
C'est donc plutôt curieux que ma nouvelle où il est question d'une stèle dorée paraisse juste au moment où je découvre une dalle dorée de dimensions pouvant correspondre à celles d'une stèle, mais ce n'est pas tout.
Cet aspect doré de la stèle était au départ anecdotique dans ma nouvelle, reflétant cependant diverses spéculations sur la question. En cours d'écriture, j'ai eu l'intuition d'une merveilleuse coïncidence qui s'est vérifiée. Dans la trame rosicrucienne que j'avais concoctée, l'avatar de l'abbé Saunière découvrait le pot-aux-Roses(+Croix) le Jeudi saint 1908, jour de son 53e anniversaire. Pour des raisons tout aussi impérieuses, je l'avais fait arriver dans sa paroisse le 17 janvier 1888, ce qui correspond exactement à la grande section d'or des 53 ans.
Ceci m'avait alors émerveillé, mais je l'avais oublié lorsque j'ai découvert un autre schéma numérique remarquable dans la vie d'un personnage "réel", Jung, dont les 4/5es de la vie sont tombés le 4/4/44, ce qui m'a conduit à créer le blog Quaternité.
Le parallèle est d'autant plus remarquable que le Jeudi saint 1908, et subséquemment la naissance de l'abbé, était un 16/04 (16=4+4+4+4).

mercredi 20 mai 2009

la pierre

J'ai pas mal laissé tomber ce blog et le nombre d'or, mais voici que ce dernier s'est rappelé à moi ce 20 mai, 140e jour de l'année où tombe sa petite section d'or, vers 10 h du matin.
C'est plutôt vers 14 heures que je suis parti faire une balade, dans la montagne en face. Je suis monté en-dehors des chemins, un peu au hasard, ce qui m'a fait passer devant cette curieuse pierre, assez remarquablement rectangulaire. Mieux, sa face supérieure, formant un plan presque parfait, est à première vue fort proche d'un rectangle d'or.
Je suis rentré à la maison prendre un mètre et un appareil photo, et suis revenu sur les lieux.
La première impression s'est vérifiée, les côtés les plus réguliers du rectangle mesurent environ 91 cm
et 56, soit le rapport 13/8 (Fibonacci) qui me poursuit avec opiniâtreté.

Voici deux autres vues de la pierre, ou dalle, mais rien ne permet de supposer que cette pierre ait subi une quelconque intervention humaine. La taille laisse des traces, et, selon une rapide évaluation, le volume de cette pierre éloignée de toute habitation est d'environ 0.3 m3, ce qui représente un poids approchant la tonne.
Le coin abonde en couches géologiques semblant former des murs manufacturés, mais, avant de penser au nombre d'or, la rectitude de cette pierre m'a tout de suite tiré l'oeil, la distinguant nettement de ses multiples congénères.
Je me tiens ci-dessous debout sur la pierre, pour mieux faire apprécier l'angle en haut à droite :
Je suis ensuite monté plus haut, voir si je pouvais repérer l'endroit dont elle s'était jadis détachée. Non, voici à quoi ressemblent les premières masses rocheuses. Un peu à droite, j'ai trouvé cette autre dalle, plus fine, d'environ 20 cm d'épaisseur. Elle est moins rectangulaire qu'il n'y paraît sur la photo, mais pourrait être grossièrement dorée (89 cm pour la plus grande largeur, environ 144 pour la longueur).
A une vingtaine de mètres de la première pierre, ces autres masses rocheuses, surplomblant la rivière, l'Asse. Sur l'autre rive, mon village, Mézel.
Toutes les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus.
Le calendrier de mon appareil étant resté à l'heure d'hiver, cette dernière photo aurait d'après lui été prise à 16:18 (le nombre d'or est 1.618).
Quant à l'heure indiquée ci-dessous pour la publication de ce message, c'est l'heure californienne, retardant de 9 heures.

dimanche 28 décembre 2008

retour au Tour

Avec un colossal retard je reviens au 19 juillet dernier, jour où le Tour de France est passé par mon village, Mézel.
Avant le passage des braves, dopés ou non, ma compagne a récolté les cadeaux lancés par la caravane préliminaire, pour nos petits-enfants. J'ai jeté un oeil au journal gratuit Aujourd'hui en France, n° 2415 daté de ce 19 juillet, Saint Arsène.
Ce n'est pas le lupin qui est à l'honneur dans ce numéro, mais le tournesol, le premier article de fond pages 2-3 touchant les carburants de substitution au gazole, avec une place de choix pour l'huile de tournesol, utilisable de 30 à 100% selon les véhicules.
Mon regard s'est fixé avant de lire l'article sur cette photo d'un agent des douanes en train de prélever du carburant dans le réservoir d'un camion, sous un énorme 3455.
Or mon billet L'affaire tournesol du 18 juin, un mois plus tôt, concernait des coïncidences sur les nombres de Fibonacci 34 et 55, nombres de spirales apparentes du coeur d'une fleur de tournesol de moyenne taille. L'une de ces coïncidences était le numéro identificateur du billet précédent, débutant par 3455..., alors que la première illustration du billet était un homme-tournesol.
Une autre photo de l'article montrait un cultivateur du Lot-et-Garonne devant sa pompe à huile de tournesol qu'il avait baptisée "essence divine"; le rapport de deux nombres de Fibonacci consécutifs tend vers ce que certains nomment "divine proportion".

Avant d'arriver à Mézel, les coureurs étaient passés devant un champ de tournesols en pleine floraison, où j'étais souvent fourré les jours précédents à la recherche de "brebis galeuses", ne suivant pas la suite de Fibonacci. Ceci arrive, exceptionnellement, mais la fleur ci-dessous est une 34-55 parfaitement représentative :


Samedi 19, dimanche 20, et lundi 21 juillet : j'ai ce matin au courrier un paquet venant de mes amis Béatrice et Bruno. Ils ont trouvé en rangeant leurs nombreux livres ce Roi Mézel, de la collection Jamboree, "La collection des garçons de France", achevé d'imprimer le 7 juin 1955, qu'ils ont jugé pourvoir m'être profitable.
Effectivement, mille mercis.
Ce roi Mézel, ou roi lépreux, est Baudouin IV, souverain à 13 ans du Royaume Franc de Jérusalem, édifiant exemple pour les jeunes...
Je parcours rapidement le livre, où je m'intéresse particulièrement à la page 51, où le preux lépreux visite les écuries du Temple :
Il faut savoir que dans ce livre tous les nombres, à l'exclusion des dates, sont écrits en toutes lettres, comme "deux mille" et "mille cinq cents" sur cette même page 51, sauf ce "83", et je m'émerveille de trouver ces nombres 51 et 83 sur une même page, car le couple 51-83 m'est essentiel, souligné dès le second billet de ce blog. Entre autres propriétés :
- l'angle dont le cosinus correspond à la "divine proportion" est 51.83°.
- la somme 134 se répartit idéalement selon le nombre d'or en 51 et 83, ainsi
cos(51.83) = 0.618 = environ 51/83
- les 10 lettres les plus fréquentes en français sont
AEILNORSTU dont la somme des rangs est 134, section d'or idéale des 16 autres lettres dont la somme des rangs est 217. Ces 10 lettres se répartissent en
5 voyelles :
AEIOU = 51
5 consonnes :
LNRST = 83
Ceci a été magnifié par le recueil Alphabets de Perec, ensemble de 176 "onzains" de 11 "vers" de 11 lettres, chaque vers étant composé de ces 10 lettres + une des lettres restantes de l'alphabet. Les matrices de ces poèmes sont de plus proches de rectangles d'or.
- j'ai été amené à ces découvertes parce que la valeur numérique des 10 lettres de mes nom-prénom est également 134. Si la répartition entre nom et prénom n'est pas idéalement dorée, j'ai découvert le site Goldennumber d'un autre dingue du nombre d'or nommé
Gary = 51
Meisner = 83

Béatrice et Bruno habitent en Côte-d'Or (21), dans un village limitrophe de l'Yonne (89), et le cachet de la poste atteste que Le roi Mézel est parti samedi 19 de ce département 89.
La suite de Fibonacci : 1-1-2-3-5-8-13-21-34-55-89...
21 et 89 y encadrent 34 et 55, ainsi ce jour où le Tour passait par Mézel, et où le journal Aujourd'hui publiait une photo d'un camion "3455", mes amis pensaient à Mézel entre le 21 et le 89...
...et le paquet est arrivé le 21. Le 21/7 précisément, qu'on peut fusionner en 217, nombre de la suite additive de type Fibonacci 51-83-134-217...

Je remarquais ici que 13 km séparaient Digne de Mézel, situés dans les vallées de la Bléone et de l'Asse, avec entre les deux le col de l'Orme, assez exactement au point d'or (5 km de Mézel). Et ce col à 8 et 5 km des deux communes est sur la RN 85 (qui a toujours cette dénomination aujourd'hui malgré l'abandon des nationales aux régions).
5-8-13, les Fibonacci précédant 21-34-55.
Mon calcul était approximatif, dépendant du point choisi à Mézel, et surtout à Digne, chef-lieu du 04. Le parcours officiel de la 14e étape Nîmes-Digne évaluait à 15 km le parcours Mézel-Digne, avec le col de l'Orme à 5.5 km de Mézel; cette page donne
15.0 179.5 MEZEL
9.5 185.0 N.85 Col de L'Orme Col de 4ème catégorie
0.0 194.5 DIGNE-LES-BAINS
J'avais comparé cette "côte de l'orme" à une côte d'or, en pensant au département 21, et à Philibert de L'Orme, architecte des Divines proportions (c'est ainsi que devait s'appeler le second tome de son traité d'architecture, jamais paru).

Mon esprit affûté aux Fibos et à leurs multiples décèle un autre 8-5 (13) dans le n° 2415 où se trouvait "3455", car 24-15 = 3 fois 8-5.
Le dimanche précédent, le 13 juillet, c'était le jour de la brocante annuelle de Mézel, et j'avais été content d'y trouver Le monde désert, de PJ Jouve, son second roman, entrant dans une coïncidence biographique pour mon ami Bruno.
J'avais déjà remarqué un remarquable nom Fibo pour le personnage de Paulina 1880,
MICHELE CANTARINI = 55 + 89 = 144
et une belle structure dorée pour un poème débutant par
LA BROUETTE
Arrêtée sous le grand orme de vie (...)
et quelques autres curiosités dorées, mais je n'ai pas encore eu le loisir de lire ce Monde désert, dans cette édition du Livre de Poche portant le n° 2415 !

mercredi 15 octobre 2008

Le domaine d'Azazel

J'ai découvert récemment Boris Akounine, qui concerne particulièrement mon autre blog Quaternité.
La première édition française de son premier roman, Azazel, a en couverture une illustration que j'ai aussitôt reconnue, empruntée au Voyage au centre de la terre de Verne, source d'une fantastique coïncidence qu'il faudra un peu de patience pour découvrir.
La maquette de cette première édition française des aventures d'Eraste Fandorine est imitée de la maquette de l'édition originale russe. Le principe paraît être de donner une illustration d'époque, sans plus, car après lecture du roman il me semble que ni la couverture russe, ni la couverture française ne peuvent prétendre illustrer, ne serait-ce que vaguement, un quelconque chapitre du livre.

Voici donc restituée la gravure originale de Riou dans son intégralité, grâce à ce site indispensable donnant toutes les illustrations des Voyages Extraordinaires.
Je suppose que ces illustrations sont désormais dans le domaine public et libres de tout droit, mais je suis indigné de voir cette gravure reprise sans indication ni de son auteur ni de son origine.
Dans son contexte, elle montre le professeur Otto Lidenbrock et son neveu Axel découvrir dans les profondeurs le corps fossilisé d'un "homme du quaternaire".

J'ai déjà eu l'occasion de parler du Domaine d'Ana, roman de Jean Lahougue (1998) paraphrasant dans le domaine du langage le Voyage au centre de la terre.
Non content de reprendre le style, les personnages et les grands traits de l'intrigue de Verne, Lahougue a parodié les illustrations du roman, ainsi l'illustration ouvrant le Domaine semble particulièrement inspirée par la gravure de Riou en question. Selon les contraintes graphiques définies par Lahougue, cette illustration est reprise à petite échelle dans chacune des 15 autres illustrations du livre, et ces 15 illustrations mises côte-à-côte forment un carré lui-même anamorphose de l'illustration initiale.

L'incipit (la première phrase) du Voyage au centre..., qu'on trouve in extenso ici, est :
Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l'une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.

L'incipit du Domaine d'Ana, in extenso ici, est :
Le 23 mai 1991, un samedi, mon oncle, le professeur Brideuil, qui d'ordinaire s'endormait insensiblement dès les premières pages de notre lecture vespérale, perdit pied moins vite que les autres soirs.

L'incipit d'Azazel, in extenso ici, est :
Le lundi 13 mai 1876, vers trois heures de l'après-midi, (...)

Lahougue a calqué son incipit sur celui de Verne. Il a choisi de débuter son récit le 23 mai (d'une année palindrome) parce que 23 est le numéro du chapitre central du Voyage... et la somme de 8 et 15, les nombres structurant son livre en 15 chapitres dont le médian est le 8e. Le 24 mai de Verne étant un dimanche, Lahougue a décrété que son 23 mai serait un samedi, alors que c'était en 1991 un jeudi.

Akounine n'avait aucune raison de se référer à Verne en commençant son récit le 13 mai julien, soit le 25 mai de notre calendrier grégorien (la correspondance entre les deux calendriers est ensuite donnée lorsque son héros s'en va à Londres), puisque son roman n'avait originellement aucun rapport avec le Voyage au centre..., ce rapport étant apparu avec la couverture de l'édition française.
Alors qu'il semble avoir étudié soigneusement les calendriers des années où se déroulent ses romans ultérieurs, Akounine s'est planté ici car le 13-25 mai était un jeudi en 1876.
Azazel est paru en Russie en 1998, la même année que Le domaine d'Ana, ainsi la même année a vu paraître deux livres reliés au Voyage au centre... de Verne, lequel débute un dimanche 24 mai, et ces deux livres débutent un samedi 23 mai et un lundi 25 mai, alors qu'il s'agit d'erreurs dans les années concernées !
L'édition originale illustrée du Voyage au centre..., offrant donc pour la première fois les illustrations de Riou, est datée du 13 mai 1867 !

Voilà donc pour ce qui concernait la coïncidence entre les 3 livres.
Un nouveau parcours du Voyage au centre... m'a permis de relier ce billet au précédent de ce blog, et à Quaternité, née justement après ce billet sur le mandala, caractérisé par l'île ronde Théra, dont l'ancien nom est Strongyle.
Les explorateurs reviennent à la surface du globe à la faveur d'une éruption du Stromboli, à 1200 lieues de l'Islande où ils avaient entamé leur périple. Or l'île Stromboli, rappelle Verne, c'est
l'ancienne Strongyle, où Eole tenait à la chaîne les vents et les tempêtes.

Il y a ainsi deux antiques Strongyle, l'une rebaptisée Théra, ayant perdu sa rondeur après le cataclysme, et Stromboli, dont le nom s'est déformé au cours des âges. Des abîmes encore plus vertigineux que les cavernes de Jules s'ouvrent encore, car :
- je donnais dans le billet précédent les anagrammes THERA-HEART-EARTH, or on arrive ici à l'autre Strongyle après un voyage au "coeur", HEART, de la "terre", EARTH.
- cette autre Strongyle est selon la mythologie le coeur d'un modèle "crucial" de quaternité, les 4 vents, équivalents dans maintes traditions aux 4 directions.
- je reliais dans divers billets les mots Ana et Anar, or cette page indique que Tolkien aurait désigné dans son Seigneur des Anneaux le Stromboli par l'expression Emyn Anar (qui signifierait "montagne du destin").